Flux
Articles
Commentaires

J’adorerai dresser une somptueuse wishlist comme Madeleine Miranda pour Noel ou pour mon anniversaire très en avance (allez, je le ferai peut-être, mais elle sera courte, je ne me sens pas excessivement inspirée par les fêtes en ce moment), mais une liste de ce que j’aimerai faire et surtout de ce que je suis supposée faire avant mercredi nuit (je privilégie l’hypothèse d’une insomnie aux vues de mon énervement et mon stress). J’en profite aussi pour dire que je serai totally fashionnable absente de mercredi à sûrement la semaine d’après si je n’ai pas d’accident ou que je suis pas morte d’un arrêt cardiaque.

- Faire le ménage

- Acheter des chocolats pour les inconnus qui m’hébergent gratuitement.

-Faire mes plans de route, noter les adresses.

-Établir un budget restreint à ne SURTOUT pas dépasser.

-Ne pas oublier l’Absinthe pour P.

-Faire mon sac sans oublier quoi que ce soit (la partie sur le fait d’oublier sera la plus ardue)

-Rendre mon fuckin’dossier sinon je vais avoir un grand et magnifique zéro.

-Ne pas oublier mon super cadeau bien emballé.

-Chercher comment je m’habille mais surtout comment je me coiffe pour que l’hommeleplusbeaudumondemaisseulementenphotoquinesaitpasparleranglaisetestunebouseenorthographe *respire* m’épouse (je sors.) (je me coiffe pas et je viens a pwal)

-Ne pas oublier mon colis spécial poste rimbaldienne (une photo s’imposera dimanche, j’en rigole déjà)

-Ne SURTOUT pas oublier tout ce que je ne dois pas oublier (genre les chocolats dans le frigo, les sacs sous mon lit, la boite sous mon bureau *sbaf*)

Bilan, mercredi nuit.

J’avoue, cet article est tout droit inspiré de celui d’Anne-Elisabeth, de son cadre et de la qualité de ses photos (je me moque gentiment, mais en gros mes photos sont pourraves). Mais dans un autre domaine (bah oui, sinon, c’est pas drôle). Intitulons-ça “Comment réussir un emballage cadeau quand on ne sait pas découper droit?”, élémentaire mon cher Christian (on peut toujours rêver.), je vais t’expliquer cela avec un cadeau que j’ai du moi-même réaliser. Il aura fallu des heures, du sang, de la sueur, je me suis coupée et j’ai mis de la colle partout. Mais je suis fière du résultat, hinhin.

Tout d’abord, tu prends une boite de chaussures plutôt canon (privilégie toujours Irregular Choice, tout est canon chez eux, et les chaussures qu’il y avait dans cette boîte… miaou!)

Boite

Ensuite, tu utilises les petites pinups qui traînent sur ton bureau pour tapisser l’intérieur triste et blanc cassé-cartonné de ta boîte.

Intérieur 1 Intérieur

Ensuite, comme sur toute boîte à chaussures qui se respectent, il y a le numéro, le type, même parfois un p’tit dessin du modèle… Éradiquons le, c’est tellement peu professionnel. (ici, vous noterez que je suis juste un chouïa en retard.)

Date

Et pour finir, faites une petite enveloppe super mignonne, sorte de mélange fusionnel entre deux enveloppes (une verte et une parme) et d’une autre pinup échouée là. (notez quand même l’accord de couleur entre l’enveloppe finale et la boîte, c’est du grand art!… notez aussi que je ne sais pas du tout découper droit.)

Enveloppe

N’est-ce pas simplement somptueux? Et moi, même pas besoin de mon frère hinhin.

L’art de la stupidité…

… ou comment je me suis faite insulter.

En ce moment, j’ai l’impression de râler tout le temps, d’avoir des coups de gueule tout le temps. Je suis malade, je suis de mauvais poil, tout le monde m’énerve, ma doctrine c’est “eh le monde, je t’emmerde!” ça pourrait influer sur ça. Mais aujourd’hui, ça dépasse tout.

J’avais déjà eu des démêlés avec cette personne (non, je ne citerai pas, ça n’en vaut pas la peine.) il y a quelques temps. Je pensais que ça c’était calmé, mais visiblement, la braise reprend toujours aussi facilement. Alors, je vais me permettre de répondre à cette personne (qui passe sur ce blog, mais ne commente pas, c’est plus simple pour aller casser en privé ou se moquer en public.)

“Tu n’es qu’une grosse dinde qui ne pose pas, de toute façon aucun photographe ne voudrait de toi.”

En ma qualité de grosse dinde, je t’avoue que la basse-coure est peu fréquentable, avec ces nénettes à gros culs qui te bousculent tout le temps pour exposer leur gras, dingue. Quant à la photographie, je n’ai jamais eu pour but de poser, je préfère être derrière l’objectif, je trouve ça plus productif (pour moi en tout cas.) et puis, malheureusement si, certains ont voulu, c’est moi qui ai refusé, dure la vie de star. Et les photos que je poste ici de moi sont soit pour montrer une tenue (banale) ou une coiffure (ratée) pas pour entendre que j’ai les seins les plus beaux du monde, ou alors pour avoir des compliments.

“T’es pas une pinup, t’as vu ta tronche?”

Oui, fatalement, je la vois tous les matins, il m’arrive de la croiser dans la journée, c’est fou. Je ne suis pas une pinup, je ne l’ai jamais revendiqué. Tu m’as déjà balancé ça une fois, je pense que ma réponse ne diffère pas énormément. Si tu te revendiques pinup, j’estime qu’il faut que tu sois épinglée (oh le beau jeu de mots) comme telle tous les jours et ce du matin au soir, sinon, c’est sur, c’est du fake ou alors, tu es humaine. Oui, j’aime les pinups et l’univers retro, mais il m’arrive de geeker, d’être malade, d’aller faire des photos sur le terrain, d’avoir un coup de blues…

“Tu ne mérites pas de mettre du rouge à lèvres, sur toi, ça fait vulgaire et pute.”

Si je mettais du léopard, des cuissardes et de la résille, je te l’accorderai, mais actuellement, même dans les remarques les plus désobligeantes les mots “pute” et “vulgaire” ne sont jamais ressortis. Je te rappelle que tu portes la même marque de rouge que moi vu que tu m’as délicieusement pompée.

“T’es même pas tatouée”

Sur, j’ai pas envie d’avoir les mêmes hirondelles rockab que tout le monde parce que ça fait “modern pinup” aussi, j’ai pas envie d’être une suicide girlz tu comprends. Mon projet a du sens, il est réalisé par quelqu’un qui m’est cher, il va aussi me couter un bras… si l’argent et le cheap tombent sous le sens chez toi, chez moi, c’est pas le cas.

Le pire doit être qu’après ce lynchage (et encore, je garde les parties contenant les mots “gros cul” et “putain” pour moi, c’est plus rigolo), on me pose des questions du type: “Qui est Betty Grabble?” “Qui sont les Stray Cats?” “Où on achète XX robe?” “C’est quelle marque ça?” “Qu’est-ce que ça veut dire FF pour des bas?”. Je joue un remake de la poule aux œufs d’or ou de l’âne qui chiait des louis d’or? Appelons ce conte moderne “la geek aux adresses en or” dans ce cas.

Je remarque que de plus en plus de blogs trop “pinup/vintage/rockabilly” fleurissent (et généralement sur Skymerde) où l’on préconise la pose “bouche en cul de poule” (ou de dinde, ça dépend la largeur de votre arrière-train hinhin), de montrer ses jarretières c’est seksi et fayminin quoi, de poster tout le manuel de la farpaite pinup contrefaite, de louer Dita Von Teese et de faire des portraits de soi mal-cadré, ultra-lumineux pour que ta petite bouche carmine ressorte (ou/et ton oeil de biche très long et très épais, trop pinup quoi)…

Ce que je regrette le plus, c’est qu’en étant passionnée de retro et de vintage (qui a dit juste pinups?), je puisse me prendre ce genre de réflexion de la part de quelqu’un qui s’extasie parce qu’ “aujourd’hui j’étais habillée en Ditaaaaa” (Ben écoute, moi j’aimerai cosplayer Pikachu, c’est moins contraignant) ou alors qui pense me narguer avec “je me suis achetée un corset à 80 euros, top qualitéééé”. Préviens moi quand tu trouveras de la qualité à ce prix, je renverrais Maëlle, c’est qu’une profiteuse qui se fait des sous sur le dos de pov’gens comme moi, de toute façon, le corset artisanal c’est trop cher *joke*.

Bref, je ne revendique pas ne pas aimer Dita Von Teese, sinon j’aurai pas claquer plus de 60 euros pour aller la voir et j’aurai pas commandé son DVD, ni aurai en prévision d’acheter son premier bouquin. Mais faut arrêtez à un moment.

(voilà, c’était le moment “ma life je suis une Delilah rageuse” mais franchement.)

DSC_01171Vavavoum, matte un peu ste pinup! Ah bah non, j’avais oublié que pour faire du photo-journalisme, les Louboutins n’étaient pas de la partie désolé. Mais si tu veux tout savoir, mon sarouel c’est un Dior, mon pull effet pourri un Manoush, mon écharpe est griffée Chanel et mon chemisier c’est du H&M basic parce que le basic c’est cool. Ah et j’avais des Vans dernière collection, avec odeurs de pieds qui puent et terre mouillée en option! Trop seks quoi!

Quand une belle soirée…

… devient un carnage d’idées politico-journalistiques. Je ne revendique pas le fait d’être parfois virulente, ou très spontanée, genre je fonce dans le tas sans réfléchir et j’avoue mes erreurs ensuite. Non. Là, je tombe de bien haut à m’en fendre le coccyx et je rigole bien bas. Je vous lie les raisons de mon mépris et vous cite ma réaction postée sur un forum. (le sujet peut paraître ridicule au départ, mais je me suis quelque peu enflammée.)

La Provence, 14 Novembre 2009

Article à lire si vous avez pitié du bonhomme.

Vous allez dire que j’exagère, que je suis une timbrée fétichiste, une vieille accro… mais là, ça me fait sortir de mes gonds. (et en plus, je suis en retard par rapport à la date de cet article, je n’aurai rien vu si je n’allais pas si peu sur le twitter de Nico ou si j’avais pris le temps de lire tous ces articles encenseurs.)

Non mais qu’est-ce que c’est que cette daube??? Un mec a été payé à écrire ça? Aoutch, la presse va mal.

Déjà, c’est quoi ce titre? Nicola Sirkis a un jour revendiqué faire partie d’un groupe extrémiste, que je n’aurai pas encore lancé, voulant réhabiliter Rimbaud aux yeux du peuple? Non, mais on est hors de tout là, c’est complètement à la ramasse. Qu’on lie Indochine à Salinger, à Duras, passe… c’est leur univers et ils l’ont revendiqué. Mais LA!! Je ne suis pas une conservatrice vieille et aigrie avant l’heure, mais ça me rebute quoi, c’est quoi ce journaliste qui mélange les torchons et les serviettes? A part Go, Rimbaud Go ste blague ambulante qui swing pas mal et transpire le bon son, a-t-on déjà croisé Arthur-my-dear quelque part d’autre dans la carrière d’Indochine ? Abattez moi et laissez moi mourir en paix.

Et avez-vous lu cet article? Je m’insurge. La lettre de fer… et ta mère, elle est en fer aussi? Republikkkkkkka? T’as un soucis de clavier, ça bug peut-être, tu restes coincé sur le “k”? Et les espaces, ça existe aussi…

Bref, un Indoreporter aura fait certainement cent fois mieux et grand bien nous fasse.

Ce qui me débecte complètement, c’est que ce genre de type qui visiblement ne connait pas son sujet et répète quasiment tout ce qu’on a déjà lu sur la tournée est de plus en plus présents dans tout type de presse. Tant qu’on y est David Bowie se fait représentant des poètes saturniens et se lance dans une carrière de commercial dans l’éco-tourisme…

Ce mec a voulu trouvé un titre accrocheur et il avait une demi-heure pour pondre son article après avoir gratuitement assisté au concert? Pas très pro. Quand on se permet d’écrire sur quelque chose qui a autant de résonance, on essaye de faire bien au minimum, on vise tous la mention “excellent”, malgré le soucis de temps (en tout cas, c’est ce que j’ai appris ET sur le terrain ET en cours, donc je ne l’invente pas).

Voilà pourquoi je me dis que franchement, je ne sais pas ce que je fous à vouloir être journaliste si c’est pour être entourée par ce genre de crétins.

Bon, c’est un coup de gueule un peu virulent, qui me prend beaucoup à cœur et là je vais essayer de me calmer parce que je suis à deux doigts d’envoyer un mail à ce type. Là le sujet n’est qu’un concert d’un groupe connu en vogue en ce moment pour sa supra-tournée… mais imaginez le nombre de bourdasses faites sur des sujets beaucoup plus sensibles et importants…

Merde quoi, y a plus de vrais journalistes.

En même temps, traduisez ça comme une CdG contre la politique journalistique savamment menée par notre cher président qui a ses petits pions partout – sans rapport avec l’article de La Provence- mais je vous avoue, ça me fait peur et j’espère ne jamais avoir à devoir rebuter mes opinions et me la jouer hypocrite de base pour garder un éventuel boulot. On a pas écrit un article dans la DUDHC qui préconise l’entière liberté d’expression et de presse pour que tout soit guidé par les rênes présidentielles. Certes, on est vite attiré par la facilité quitte à renier ses propres idéaux, le métier de journalisme est en crise maintenant, il faut être beau, ne pas dire la vérité et subir les humiliations quant aux préjugés de la profession pour avoir un peu d’avenir. Mais donc quoi? On se fait pupute du système? On oublie l’information au détriment de la propagande? On peut avoir ses idées politiques, sociales etc. mais on peut aussi tolérer celles des autres. Les journaux d’opinions ont disparu, Libé traîne le pied, l’Huma aussi et sinon y a La Croix, mais là, l’opinion est toute donnée. Donc tous dans le même sens pour ne pas s’attirer d’ennuis, des millions d’euros d’amende et on a une vie tranquille avec sa bonnasse, son Yorkshire et son MontBlanc.

Je préfère rester chez mes parents, avoir un stylo à bille basique et une plume qui ne me trahit pas plutôt que de voir miroiter des Louboutins à chaque fin de mois.

Et j’emmerde la France.

Maintenant, je sors très loin avant de me faire lyncher.

Rimbaud’s Mourning Acte I

Quand on est une veuve éplorée coquette, on se prépare à l’avance. J’avais fait il y a quelques temps un billet sur les coiffures rétro mais sans laisser d’image des fameux Pin-Curls. Entre temps, je me suis entraînée, améliorée et j’avoue que c’est une petite coiffure que j’adore (maintenant qu’elle est réalisable sur ma tignasse fraichement coupée!)

Voici donc une petite photo prise “pendant”:

Pin-Curl before.Quelques photos du résultat (la barrette est de Dragon de Brume):

Pin-Curl Pin-Curl

Après une journée (et miracle, ça a tenu!):
Pin-Curl after a day.Et pour continuer dans la frivolité, voici ma tenue simple mais efficace d’épouse rimbaldienne en pleurs:

Daily outfit - Arthur Rimbaud's Mourning(jupe à rayures Dorothy Perkins, top Asos, combi vintage, bas couture noirs, Lady Lynch, barrette Dragon de Brume, B.O. Violeta Blue)

Et bientôt, un billet sur l’absinthe (voyez-vous je dois la préparer et la boire :])

Rimbaud’s Mourning Acte II

(quoi? Je trouve ça classe les titres en anglais, c’est un point de vue artistique.)

En ce 10 Novembre 2009, la France pleure la disparition d’un artiste complet allant de la provocation au déni, à l’anti-conformisme et… Je dirai volontiers que les discours pompeux me saoulent.

Effectivement, il y a 118 ans, nous pouvions pleurer la triste disparition peut glorieuse d’un poète reconnu par sa mère et son amant fou. Mais je n’ai pas envie de parler de Rimbaud pour en faire sa biographie, embêter tout le monde avec des relents de 1ère et de bac français… Wikipédia fait très bien son travail et le “site officiel” du poète est, en plus d’être très bien fait, aussi intéressant.

Bref. Oui, aujourd’hui, journée de deuil. Certains ont rit quand je l’ai annoncé aujourd’hui, mais je les excuse, ils sont belges (non vraiment, c’est juste des vannes s’il y a des belges dans le peu de gens qui me lisent!). Je tiens à avancer tout de suite que je ne fais pas des journées de deuil pour toutes les personnes que j’estime et qui ont trépassé. Rimbaud, c’est autre chose.

Et je me rends compte quà part causer froufrous, je n’ai pas fait grand-chose de constructif. Donc, c’est partit.

Arthur et moi, c’est un peu le choc des mentalités. Avant, je ne jurais que par Baudelaire, tout misogyne qu’il était. Et puis, je me suis retrouvée avec l’Album Zutique en main, au hasard, dans une bibliothèque. Une histoire d’amour avec un livre commence toujours comme ça, des pages que l’on tourne entre ses doigts. Je dois dire que malgré mon jeune âge, j’ai été captivée, je suis allée dévorer son œuvre, je l’ai appris, je l’ai découvert, je l’ai apprivoisé. Mais il m’échappe toujours. Je collectionne en quelques sortes les livres, j’ai même l’assiette griffée JC de Castelbajac (avec Poe, Baudelaire et Wilde.), des bijoux. Mon vers préféré sera gravé dans ma peau et réalisé par Morphine. J’ai Arthur dans la peau et partout avec moi.

J’ai, par un moyen détourné, trouvé en sa courte œuvre ce qu’était pour moi la littérature française. J’adore lire, des genres en particulier ou tout et n’importe quoi, mais là ces quelques centaines (à peine!) de pages me fascinent. Autant par le personnage qui les a créé que par leur contenu. Je me dis que quand même, pour quelqu’un qui n’avait plus rien à dire à 18 ans, c’est gonflé. Il a ce genre d’attitude exubérante, un peu “punk” que j’aime. Quelqu’un qui était beaucoup trop génial pour son entourage et pour son époque. Il faut être moderne.

Après, j’admets qu’on puisse ne pas l’aimer, que sa personnalité n’est pas forcément conjugable avec toutes, mais dites-vous qu’il était ainsi parce qu’il ne m’avait pas rencontré. D’ailleurs, ça ne s’est pas encore fait, mais je me rattrape le 6 Décembre au bras de la douce Morphine.

Je ne vous embêterais pas avec ma tonne de poèmes préférés, juste avec ce vers qui est, pour moi, tout le génie de Rimbaud.

J’ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d’or d’étoile à étoile, et je danse.

Et voici en exclu pour vous, un de mes écrits du “cahier Rimbaud” (et que même c’est celui-ci qui m’a valu un deuxième prix national de poésie siouplé.)

Rimb en O

Tu as la fesse ferme vil coquin,

Des jambes trop grandes, trop marché furibond,

Fugue, court et rit vilain !

Semelles de vent et pattes en rond.

Absinthe ! Absinthe ! Encore un verre !

H, Hasch, Haschich et ventre à terre !

Tout nu, tout nu dans les bois

Mon beau salaud au blanc minois.

Sodomie, crapote et rit,

Dans les rues de Londres ou sur les docks,

Tu mènes la danse et tu souris

Quand Verlaine voudrait te voir en cloque.

Pan ! T’es mort, plutôt ta main

Viser c’est dur quand on est plein

Pleure, pleure le dégarni,

Tu ne vaux rien de plus que ta poésie.

Deux sites sympa et complets:

Arthur Rimbaud, Mag4.net &    “Site Officiel”

Can you say “Froufrou”?

Voici un billet purement frivole, mais bon, j’en ai deux en tête supra-intellectuels *sors*

Alors comme demandé par Anne-Elisabeth, voici des photos du bibi rouge Lulu Pacotille porté:

Lulu Pacotille's hat Lulu Pacotille's hat

Et voici ma tenue d’hier (et oui, y a de l’amélioration, j’ai trouvé un endroit pour prendre des photos et sans trépieds s’il vous plait! Vive le système D.) composée d’une robe Zara, achetée à Lily Satine, de collants marron opaques qui ne me plaisent pas (mais c’est comme les chaussures marrons, j’en ai pas – ou qu’un exemplaire!) et des Mary-Jane rouges vernies trouvées sur Ebay (niveau bijou, j’ai un pendentif en forme de clé avec une cage d’oiseau) et une fleur dans les cheveux. (bon vous excusez le coté “décoiffé” je rentrais d’une journée de cours et il y avait du vent nom de dieu à Tournai! ah et aussi l’état de ma chambre, genre j’avais pas rangé xD)

Daily OutfitEt enfin (oui y en a encore!) voici une petite photo de la paire de boucles d’oreilles tant attendues, créées par Violeta Blue!

Earrings Rimbaud/Verlaine by Violeta Blue

La honte. Tout simplement, la honte. J’étais persuadée, pour ne pas dire absolument certaine, d’avoir écrit un billet sur la Glitter Fever II.

Donc, je me rattrape presque un mois après…

Accompagnée de ma tendre Hestia, je suis descendue de ma Belgique pour me rendre à Paname. Plus précisément aux Folie’s Pigalle, pour aller applaudir Lily Deslys et Anna Bogen (oui, j’avoue j’y suis allée en particulier pour elles!). Avant tout, Hestia et moi avons fait un petit périple dans Paris, histoire d’aller offrir un gâteau au chocolat maison (allez, je suis motivée en ce moment, je posterai la recette – simplissime – sous peu!) à la magnifique Noune pour la remercier de ses talents de “shoes-sitter”. En plus d’être sublime, cette demoiselle est charmante, gentille et Ô combien intéressante (et j’ai pas craqué, je ne suis pas allée baver devant sa collection à semelles rouges!).

Après quelques bavardages, il était temps de se rendre à l’hôtel et de manger quelque chose avant le grand soir. Car comme dit Dexter, “to night is the night”. Et contrairement à la fois dernière (cf, le concert de Nightwish et son hôtel à hurler de rire…), nous nous sommes trouvées dans un endroit cosy, mignon comme tout et avec une salle de bain! Après deux heures de préparation (oui l’addition “2 filles + 1 salle de bain = 2 heures” ), nous nous sommes donc rendues aux Folie’s Pigalle.

Nous étions les premières. Après avoir fait un sourire crispé à un homme un peu disons… lourd, nous avons attendu patiemment l’ouverture. Entre temps, j’ai pu revoir Stella Polaris, absolument magnifique et tout droit sortie des années 20! A l’intérieur, ce fut direction banquette, où j’ai pu aussi revoir Libellule et Noune. J’avais deux charmantes jeunes femmes à ma droite, très apprêtées, avec qui j’ai échangé quelques mots avec plaisir! La soirée a été longue à démarrer, le public vraiment dense et la musique parfois bof…

Une fois le show lancé, ce fut une immersion dans un monde burlesque que je ne connais encore que trop peu. Et oui, je suis une néophyte et ce n’est que mon deuxième spectacle! (oui, j’ai commencé fort avec Dita Von Teese, je l’avoue ^^). J’ai tout bonnement adoré. Bien sur, je ne vais pas encensé Lily et Anna juste parce que je les connais, mais pour des “petites nouvelles”, elles ont tout bonnement assuré! J’ai adoré aussi les numéros de Zoé Kill Kill Pussycat et de Miss Ann Thropy (dont j’étais en admiration! Quel corps! Quelle virtuosité!).

On a voulu m’emprunter mes chaussures deux fois (elles trônaient sous la table certes, mais grimpée sur ma banquette, j’étais plus stable à pieds nus), on m’a félicité pour ma tenue… j’avoue que parfois, ça met du baume au coeur!

Les photos sont disponibles ici! Les vidéos sont à venir, je dois prendre un peu de temps pour les mettre sur Youtube.

D’ailleurs, un grand merci à Hestia d’avoir été le photographe de soirée!

Ma tenue se composait de mon corset Absinthe par Maëlle Bordier, d’un jupon de tulle noir, de bas couture noire et des Lady Lynch. J’ai emprunté des gants (magnifiques) à Hestia et j’avais un bibi noir de chez Claire’s. (pas de photo, désolé, celle que j’avais prise était disons… nulle ^^)

Le Freaky Market…

Et oui, on a pas chômé. A peine remises de nos émotions pailletées que nous repartions en quête d’un nouvel univers: Le Freaky Market. Personnellement, je connaissais deux créatrices qui exposaient: Dragon de Brume et Lulu Pacotille. Tout d’abord, je tiens à dire que Dragon de Brume est une demoiselle tout simplement adorable, avec qui papoter est un plaisir et qui a eu le coup d’oeil pour reconnaître mes sous-vêtements ;) ! Lulu Pacotille et elle sont des demoiselles magnifiques et radieuses, compte-tenu de la chaleur à l’intérieur etc, franchement abordables et dont les créations sont sublimes! Si j’avais pu les dévaliser…

Ensuite, ce fut le choc. J’ai rencontré mademoiselle Violeta Blue. Mais que dire? Un vrai bouillon de culture, nous avons les mêmes passions, les mêmes artistes fétiches et ses créations sont vraiment merveilleuses… Nous avons échangé quelques paroles, plutôt longtemps, sur ses projets, ses envies, nos passions communes… et j’avais des étoiles pleins les yeux! Evidemment, je lui ai adopté quelques créations, dont une qu’elle aurait du cacher ou même ne jamais mentionner: un bijou avec un portrait de l’Homme aux semelles de vent…. Rrrraaaaow! Et je suis dans les startings blocks concernant une paire de boucles d’oreilles…. RRRRAAAAOW!… Petite news: les BO sont à moi *ricane*

Après, nous avons flâné, et j’ai été irrémédiablement attirée par une dentelle sur un stand. Mon oeil de lynx glisse à Hestia “ça, c’est une dentelle qui n’est pas toute jeune, regarde un peu la couleur et la finesse” et boum! Le créateur me tombe dessus (évidemment) mais pour rebondir sur mon trait d’esprit… effectivement, elle n’est pas toute jeune, elle est du XIXème siècle. Ni une, ni deux, ce petit bijou repart avec moi, signée The Black Owl.

Bref, je me suis offert mes cadeaux d’anniversaire, parce que je le vaux bien, j’ai rencontré des gens adorables et avec qui partager est un plaisir… Un week end génial en perspective!

Un aperçu de mes achats (et plus dans mon Flickr):

HairJewel by Dragon de Brume Rimbaud Necklace by Violeta Blue Antique Necklace by The Black Owl Little Hat by Lulu Pacotille Lace Necklace with Swarovski by Dragon de Brume

Aux nouvelles.

Encore récemment, je me demandais si je devais ou non continuer ce blog. Tant que la question n’aura pas de réponse, je garde l’habitude.

Je me suis rendue compte que je n’avais pas parlé de mon acquisition. Oui, j’ai craqué, je suis entrée dans la secte, j’ai des vraies Louboutins chez moi, pas des contrefaçons pour dire d’avoir une pseudo-semelle rouge. J’ai des Louboutins.

Les Lady Lynch pour être précise. Douze centimètres de talon, une ligne magnifique, un cuir agréable. Affectueusement, je les appelle les “Enfer Lynch”. Mais elles ont une classe incontournable. On m’a fait remarqué récemment que c’était absolument ridicule d’avoir des escarpins aussi chers, aussi simples et aussi douloureux donc inmettables plus d’une demi-heure. Effectivement. C’est certainement ridicule. Mais c’est comme avoir le Graal du pied chez soi. Comme atteindre un but dans un fétichisme qui au premier abord paraît matérialiste et purement superficiel.

Pendant longtemps, je trouvais absolument ri-di-cule de mettre plus de cent euros dans des godillots (à part dans les Doc Martens de mes rêves) ou même dans une fringue. Mais j’ai évolué. Si l’objet est beau, a une signification, que ce n’est pas acheter pour dire d’avoir le MUST dans la fashion-sphère, si on en tire un plaisir sans raison apparente. Alors pourquoi pas? Sur, je ne me vois pas m’acheter un manteau à 400euros parce qu’il a telle griffe et parce que je l’ai vu sur le dos de X. Je crois que je n’ai pas besoin d’argumenter sur le fait que je ne suis pas une vraie fashionista. J’aime la mode, j’aime les vêtements, car ils sont ma petite carapace, le moi qui je n’arrive pas à transmettre verbalement. Une sorte de code à déchiffrer pour les plus courageux. Ces Louboutins ne me sont pas tombées toutes cuites dans les mains. Je pense encore quand je les regarde à tout ce que j’aurai pu m’offrir rien qu’avec ce qu’elles m’ont couté. Mais je l’ai voulu. Alors oui, je me dis “oh j’aurai besoin de deux pulls pour tenir cet hiver”, mais j’ai accompli quelque chose personnellement en achetant ces escarpins. J’ai pu économiser au lieu d’être compulsive des achats (et c’est resté, j’arrive à me contrôler, à chercher la qualité plutôt que la quantité.). Dans un sens, elles ont eu une vertu catharsique, elles m’ont appris à donner une valeur à quelque chose. Parfois quand j’ai envie de dévaliser un magasin, je me dis “si je les mettais en enchères sur Ebay, je pourrais dévaliser X fois ce magasin.” Mais, je les enfile et j’éprouve ce plaisir domestique, pour reprendre l’expression de la belle Noune, tout naturel quand elles épousent les formes de mon pied. Elles sont somptueuses, c’est tout. Je les aime d’amour et je ne regrette pas. Quitte à avoir l’air d’une snob, je m’en cale. Je n’ai pas honte de dire que mes escarpins coûtent plus chers que la PS3 à son prix de lancement.

On éprouve tellement peu de joie dans ce monde tout gris, qu’une semelle rouge peut devenir une source de fierté.

Lady Lynch par Christian Louboutin 3

Lady Lynch par Christian Loouboutin 2

Un grand merci à Lily Satine qui était avec moi à la boutique Saint-Honorée, merci pour ses conseils, sa présence, ses avis et surtout son énormissime gentillesse. (et aussi à Noune pour les avoir hébergées, choyées et apportées chez Altan! <3 )? Merci à tous ceux qui les ont trouvées magnifiques sans me demander quel organe j’avais vendu. Et aussi à la Catwoman des Folie’s Pigalle pour son baiser sur ma joue, me félicitant de mon adoption.

Irlande.

Bon, j’ai enfin réussi à vaincre Flickr. Donc voici un petit compte rendu de ma semaine Irlandaise.

Tout d’abord, un grand merci à Cindy sans qui je n’aurai jamais fait ce voyage! C’est vrai que ça a étonné beaucoup de personnes que je parte avec quelqu’un que je ne “connais” pas, mais le résultat est génial. J’ai arrêté de compter nos fous-rires (en même temps, Cindy est bon public à chacune de mes bêtises :p )

Alors tout à commencé par une journée à Dublin, visites à pieds et extérieures (parce que ça va de payer plus de 10 euros pour entrer dans une cathédrale, j’aime les vieilles pierres mais je suis pingre! Et j’avoue que ça me révolte.) à St Stephen’s Park, St’ Patrick’s Cathedral, Christ Church… on a aimé: les magasins. Partouuut des magasins, le paradis de la fashionista en rade. En même temps, c’est une capitale me direz-vous. Nous sommes allées chez Brown Thomas pour admirer les Louboutins qui y traînaient (dont les Clic-Clac, une tuerie tudieu!), et quand nos pieds ont hurlé à l’esclavagisme, nous sommes allées nous réfugier à Temple Bar, histoire de siroter notre première pinte pendant qu’il pleuvait sa mère.

Cette journée d’adaptation passée, nous nous sommes rendues en train à Galway. Cindy ne connaissait pas et à un moment je me suis dit “nous allons passer 5 jours dans un village pourrave”. Que nenni! Galway est une ville étudiante, pas très grande mais ultra-dynamique! Nous avons arpenté Quay Street, nous avons eu droit à un “Galway Gore Tour” spécial pour nous par notre ami Neil (charmant homme!), j’ai fait du charme à un Oscar Wilde en plomb, nous avons flâné (beaucoup), fait les magasins (énormément!), squatté Mcdo et divers resto (dont le bistro Fat Freddy’s qui était génial!), établi nos quartiers dans un pub-ont-le-nom-m’échappe mais où j’ai explosé mon record de pintes, où nous avos écouté de la musique trad (oh Banjo Boy! <3), vu des danseurs… Nous sommes allées nous “perdre” dans le Connemara, cherchées “Killer Sheep”, vu le lac Nafooey et le lac Corrib, vu une abbaye en ruine-dont-le-nom-m’échappe-aussi-mais-qui-était-superbe, et terminées par Kylemore Abbey qui est un endroit absolument merveilleux! Ajoutons aussi les rencontres parfois saugrenues mais toujours agréables…

L’Irelande est un pays absolument magnifique, à la hauteur de sa réputation. J’ai vraiment passé une semaine excellente avec une demoiselle que je ne connaissais pas (et qui maintenant connait ma vie sur le bout des doigts… quelle bavarde je suis!) et avec qui pourtant j’ai ri comme une poissonnière (néologisme des expressions.) Bref, ça sera à refaire, plutôt cette fois du côté de Belfast que je meurs d’envie de voir! (et puis non, Cindy et moi, on partira aux US d’abord!)

Comme WordPress a décidé de faire son grincheux ce soir, voici un lien vers l’album des photos que j’ai prise, à venir, celles de Cindy! Galerie Flickr.

Messages Plus Anciens »